Coup d’œil en coulisses sur Canadiens branchés : Questions et réponses avec Terry O’Reilly

Le mois prochain, Terry O'Reilly, l'animateur de l'émission Under the Influence diffusée sur les ondes de CBC, sera des nôtres en qualité de conférencier principal à l'occasion de Canadiens branchés . J'ai pensé lui poser quelques questions et vous donner un avant-goût de ce à quoi l'auditoire peut s'attendre en septembre.

Le mois prochain, Terry O'Reilly, l'animateur de l'émission Under the Influence diffusée sur les ondes de CBC, sera des nôtres en qualité de conférencier principal à l'occasion de Canadiens branchés . Reconnu pour son expertise de la marque et de la publicité, ce rédacteur, conférencier et auteur canadien primé nous entretiendra du tissu social, économique et culturel du Canada ainsi que de l'avenir des marques canadiennes. J'ai pensé lui poser quelques questions et vous donner un avant-goût de ce à quoi l'auditoire peut s'attendre en septembre.

 

1. De quoi parlerez-vous à Canadiens branchés?

Je vais explorer deux de mes sujets préférés en matière de marketing : comment bâtir une marque et comment recourir à la mise en récit pour y parvenir. Une bonne part de mon allocution portera sur la mise en lumière de la qualité la plus caractéristique et unique d'une entreprise ‒ et de sa « canadienneté » ‒ comme éléments vitaux d'un récit puissamment évocateur.

2. Pour les nouvelles entreprises choisissant un nom de domaine, avez-vous des conseils?

Il doit vous revenir sans cesse en tête, être inoubliable et unique tout en rappelant le nom de votre entreprise. Si le nom exact de votre entreprise est déjà pris, choisissez-en un qui lui ressemble, mais sans ratisser trop large. Parfois, il suffit d'y ajouter un mot. Assurez-vous que votre nom de domaine n'est pas trop long, car il deviendrait difficile à mémoriser. Évitez aussi qu'il soit « cliché », c'est votre marque. Soyez brillant et étonnez les gens.

3. Qu'en est-il du paysage canadien du marketing? Nous en tirons-nous bien? Pourrions-nous faire mieux?

Au Canada, la publicité audacieuse fait défaut, et l'attention est l'oxygène de toute entreprise. Une publicité intelligente et hors des sentiers battus capte l'attention, mais bien des entreprises canadiennes préfèrent jouer sûr, ce qui les rend invisibles. À vrai dire, c'est la plus coûteuse des publicités.

Cela dit, les meilleures entreprises canadiennes réussissent très bien à assurer la cohérence de leurs activités de marketing. Canadian Tire, Tim Hortons, Roots et WestJet sont des exemples de sociétés canadiennes qui sont parvenues à se forger une identité exclusive et à la mettre en marché comme il se doit.

WestJet excelle en publicité traditionnelle à la télé et à la radio et ses vidéos en ligne comptent parmi les meilleures. Dans tous les cas, ils ont projeté leur marque unique. Canadian Tire, c'est un détaillant brillant. Il s'est créé un porte-parole amusant à la télé, puis l'a intelligemment transposé en ligne. Mais si on parle d'une petite entreprise en démarrage, j'aime bien La Remise, la bibliothèque d'outils, où les gens peuvent emprunter des outils plutôt que les acheter. C'est une idée innovante qui pourrait concurrencer avec Canadian Tire et Home Depot. Saviez-vous que votre perceuse n'est utilisée que pendant 18 minutes au cours de sa durée de vie. Pourquoi l'acheter alors que vous pouvez l'emprunter? En se basant sur cette logique, la Bibliothèque d'outils commercialise ses services de manière intelligente et ludique.

4. Quelles leçons les détaillants canadiens doivent-ils retenir de la fin de Sears Canada?

Je pense que Sears a pris du retard. La vente au détail s'est transformée rapidement, et les entreprises doivent suivre le rythme. Au-delà de tout, je crois que dans l'esprit des gens, Sears est devenu hors de propos. Pour éviter cela, il faut rester actuel, communiquer les mises à jour à la clientèle et faire appel à un marketing intelligent et créatif. Sears n'a rien fait de tout ça. C'est l'échec classique d'une marque traditionnelle.

5. Quelles tendances doit-on surveiller en publicité et en marketing à l'avenir et comment la communauté étudiante et les gens du domaine doivent-ils s'y préparer?

Personne ne peut prédire l'avenir. Le monde numérique change au quotidien, mais en matière de tendances, plus d'interaction en direct se dessine à l'horizon. On ne parle pas juste de photos, mais aussi de vidéos.

J'ai demandé au fondateur de Periscope ce que les spécialistes du marketing sous-utilisaient le plus dans ses médias sociaux. Il se demande toujours pourquoi ils ne font pas davantage appel à des vidéos en coulisses. Je suis d'accord avec lui. Montrez à votre clientèle la manière dont vous faites les choses et expliquez-lui pourquoi vous faites ce que vous faites. Comparez cela aux coulisses sur DVD ou au livret d'un album. L'interaction en direct constitue une forme puissante de marketing.

En ce qui concerne la communauté étudiante du marketing, je pense qu'elle est bien préparée et excelle dans le monde numérique. Néanmoins, je m'inquiète à propos du marketing « réel ». En d'autres mots, est-ce qu'elle reçoit de bons fondements en matière de stratégie de marketing? Savoir bâtir un site Web, c'est bien, mais sait-on le bâtir en se fondant sur une stratégie intelligente de marketing? La créativité est une expression de la stratégie et c'est là où tout commence et finit. Quant aux spécialistes du marketing actuels, ils n'ont d'autre choix que d'adhérer au numérique. Les médias sociaux doivent être exploités tous les jours plutôt que chaque mois. Si vous n'avez pas le temps de vous en occuper, embauchez une étudiante ou un étudiant qui ne demandera pas mieux que prendre votre place. Assurez-vous que quelqu'un s'en préoccupe.

Soyez des nôtres le 19 septembre à Ottawa ou par diffusion Web pour entendre Terry qui s'exprimera à Canadiens branchés. Cet événement promet d'être aussi divertissant que passionnant!

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