Commander de la nourriture en ligne, combattre la faim et devoir choisir entre s’offrir de la nourriture ou payer sa facture d’Internet

Un rapport de l’ACEI se penche sur la nourriture et Internet

Le 4 décembre 2018 (Ottawa) - L'Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) a publié aujourd'hui un rapport portant sur la nourriture et Internet. Ce rapport intitulé Les façons dont Internet nourrit la population canadienne affamée se penche sur l'incidence qu'exerce Internet sur l'accès des Canadiens à la nourriture. Ce rapport aborde de nombreuses questions, des applications de livraison de nourriture aux foyers canadiens, aux sites Web faisant la promotion du mouvement favorisant l'achat d'aliments locaux jusqu'aux façons dont Internet se répercute sur la salubrité des aliments au Canada - de façon positive ou négative.

« Étant donné l'importance que revêtent la nourriture et Internet pour les Canadiens, l'ACEI a décidé d'en étudier les interactions », affirme David Fowler, vice-président du marketing et des communication à l'ACEI. « Compte tenu de la hausse observée au chapitre des sites Web et des applications permettant aux Canadiens de se faire livrer des aliments à domicile, des sites Web .CA faisant la promotion de produits alimentaires locaux et des technologies permettant de rediriger vers des organismes venant en aide à des Canadiens défavorisés de la nourriture qui aboutirait autrement au dépotoir, on peut affirmer qu'Internet et la nourriture sont plus liés que jamais. »

Points saillants

  • Selon le Dossier documentaire sur Internet au Canada, près du quart des Canadiens (24 pour cent) ont acheté de la nourriture en ligne au cours de la dernière année. Cela représente une augmentation par rapport aux 14 et 17 pour cent enregistrés en 2016 et en 2017.
  • En septembre, l'ACEI a diffusé un sondage par l'entremise des médias sociaux portant sur les façons dont les internautes Canadiens achètent de la nourriture en ligne. Cent vingt-huit personnes âgées de 18 à 55 ans et plus d'un bout à l'autre du Canada ont répondu au sondage. Non scientifique et non proportionnelle par rapport à la population, cette étude a néanmoins permis de recueillir les renseignements suivants :
    • La commande de repas à emporter est la façon la plus courante dont les répondants achètent de la nourriture par Internet. Cette utilisation comprend le recours au site Web ou à l'application d'un restaurant pour se faire livrer des repas (68 pour cent) ou ensuite passer les chercher (57 pour cent) ou à un service de livraison tel que Skip - du resto jusqu'à vous (59 pour cent).
    • La deuxième façon la plus fréquente d'accéder à de la nourriture en ligne consiste à commander des produits alimentaires de spécialité ou des aliments naturels que l'on trouve difficilement en épicerie (27 pour cent des répondants l'on fait).
    • Dix-sept pour cent des répondants ont commandé en ligne des produits d'épicerie pour ensuite passer les chercher en magasin, tandis que onze pour cent les ont commandés en ligne pour ensuite les faire livrer à domicile.
    • Dix-sept pour cent ont commandé en ligne des produits d'épicerie auprès d'une épicerie non traditionnelle telle qu'Amazon.
    • Seize pour cent des répondants ont commandé en ligne une boîte/trousse de repas
    • La commande en ligne de repas à emporter est une pratique courante chez tous les groupes d'âge. Il existe toutefois une distinction selon l'âge pour ce qui est de commander des produits d'épicerie en ligne, une pratique plus courante chez les 35 à 44 ans et chez les 55 ans et plus.
  • Le mouvement favorisant l'achat d'aliments locaux est florissant sur Internet. Il est présent par le truchement de sites Web gouvernementaux et organismes provinciaux faisant la promotion des saveurs et des produits agricoles de leur province, de restaurants offrant des menus de la ferme à la table et de services de livraison de paniers repas qui gagnent en popularité au Canada.
  • Le Canada compte quatre millions de personnes ayant du mal à s'offrir de la nourriture en quantité suffisante (selon Banques alimentaires Canada). Internet offre des solutions qui permettent d'acheminer plus de nourriture aux organismes qui leur viennent en aide. Du nombre, Moisson Montréal, la plus importante banque alimentaire du Canada, utilise la technologie numérique pour rediriger à des organismes communautaires de lutte contre la faim des aliments qui aboutiraient autrement au dépotoir.

À propos de l'ACEI

L'ACEI bâtit un meilleur Canada en ligne au moyen de son Programme d'investissement communautaire. Par l'entremise de ce dernier, elle finance des organismes sans but lucratif et de bienfaisance ainsi que des membres du milieu universitaire qui travaillent tous à améliorer Internet au profit de l'ensemble de la population canadienne. L'ACEI est avant tout connue pour le rôle qu'elle joue dans la gestion du domaine .CA au nom de toute la population canadienne. Bien qu'il s'agisse de notre mandat principal, à titre d'organisme sans but lucratif fondé sur ses membres, nous poursuivons un objectif bien plus vaste, celui de renforcer Internet au Canada. Le Programme d'investissement communautaire constitue l'un de nos apports les plus essentiels à l'atteinte de ce but. De fait, il permet le financement de projets qui améliorent la littératie numérique et permettent le lancement de services en ligne tout en permettant de soutenir la recherche et l'infrastructure. Chaque nom de domaine .CA enregistré ou renouvelé contribue à ce programme. À ce jour, l'ACEI a versé des subventions à hauteur de 5,45 millions $ dans le cadre de son Programme d'investissement communautaire.